Le monotype, c’est un écrit qui se cache.
Il se courbe, se dessine. Né de l’empreinte, il se couche sur le lit de la presse.

Mes séries confient des bribes d’histoires, de souvenirs. Une accroche narrative constituée de petits faits, cailloux transformés en de rêches figurines.
Le dessin permet cela, une description qui dépasse les limites du visible: il «écrit» le Temps.

Mes personnages sont fait avec une économie de gestes visant à faire sortir l’essentiel de la forme sans préoccupation de décor ou de perspective. Seul compte à mes yeux, le sentiment d’une histoire qui doit se raconter. Les œuvres dans leurs expressions nous parlent d’une mémoire, il y a comme une disparition, un sentiment d’altération. La beauté n’est pas parfaite mais «grignotée», elle boîte légèrement et nous rappelle par son cliquetis, une clépsydre intérieure.